Le spectacle pour lequel Pardue a payé
Pardue fixait l’écran de son téléphone, les doigts tremblants. La transaction était validée. L’argent était parti. Il avait littéralement payé pour son propre malheur.
Ercan, assis sur le lit, jeta un rapide coup d’œil à son téléphone, confirma la réception du virement et sourit en coin. Tout dans son attitude respirait l’arrogance, la certitude d’un homme qui savait avoir gagné. Puis, sans même accorder un regard à Pardue, il se tourna vers Dilara et l’attira contre lui.
Elle se laissa faire, glissant sans résistance entre ses bras, son corps s’abandonnant à lui avec une fluidité troublante. Pardue la vit poser sa main sur la poitrine d’Ercan, caresser son torse avec cette familiarité qui ne lui appartenait plus.
Ercan murmura quelque chose en turc, un ordre à peine audible pour Pardue.
Dilara rit doucement et s’exécuta.
Sans la moindre hésitation, elle se retourna et se mit à quatre pattes sur le lit, son dos cambré avec une aisance presque instinctive. C’était une posture qu’elle connaissait, une posture qu’elle lui offrait maintenant à lui, à cet homme qui avait tout pris.
Ercan se plaça derrière elle et, lentement, fit glisser son slip vers le bas, le descendant centimètre par centimètre jusqu’à ses genoux, exposant son corps avec une assurance absolue. Il n’était pas pressé. Il prenait son temps.
Il se redressa légèrement et jeta un coup d’œil à Pardue.
Un regard sans appel.
"Regarde."
Puis, sans un mot de plus, il reprit ce qu’il était venu chercher.
Le premier mouvement fut lent, profond.
Dilara gémit aussitôt, sans retenue, sa voix emplissant la pièce comme un cri de délivrance.
Pardue sentit son souffle se couper.
Il voulait détourner les yeux. Mais il ne pouvait pas.
Chaque soupir, chaque frémissement de son épouse sous cet autre homme était un coup de poignard. C’était trop réel, trop absolu.
Ercan, lui, ne le regardait plus. Il était ailleurs, entièrement absorbé par son plaisir, sa main fermement posée sur la hanche de Dilara, la tenant sous lui comme s’il était chez lui.
Pardue sentit sa gorge se nouer.
C’était fini.
Il n’était plus rien.
Et il ne pouvait rien faire…
Rien d’autre que regarder ce qu’il n’aurait jamais voulu voir.
Pardue ne pouvait plus bouger. Il ne pouvait plus respirer. Il voulait fuir, il voulait détourner les yeux, mais quelque chose de plus fort l’en empêchait.
Ercan, dominant la scène de toute sa présence, tenait fermement Dilara sous lui, son corps complètement soumis à son rythme. Il ne s’embarrassait d’aucune pudeur, d’aucune retenue. Il savait qu’il était observé. Et il voulait que Pardue voie tout.
Le regard de ce dernier fut attiré, malgré lui, là où il n’aurait jamais voulu se poser.
Là où il ne pourrait jamais oublier ce qu’il voyait.
Il vit le corps de sa femme s’ouvrir lentement sous la poussée implacable d’Ercan. Il vit son membre dur s’enfoncer, disparaître dans les profondeurs de Dilara, centimètre par centimètre, l’envahir entièrement dans un silence écrasant.
Puis il le vit ressortir.
Lentement.
Brillant, luisant, marqué par l’intimité de celle qui était censée être sa femme.
Et avant même qu’il n’ait le temps de détourner le regard, Ercan se replanta en elle, d’un seul coup sec, sans douceur, sans hésitation.
Dilara poussa un cri étranglé, son dos se cambrant sous l’impact, son corps acceptant sans résistance cette pénétration totale, offerte sans la moindre retenue.
Pardue sentit son estomac se retourner.
Ercan reprit son mouvement, plus rapide cette fois. Chaque va-et-vient était une affirmation de son emprise, un martèlement implacable qui réduisait encore un peu plus Pardue à néant.
Il vit tout.
Le va-et-vient, la pénétration profonde et totale, l’abandon de Dilara, les soupirs étouffés, les ongles qui s’accrochaient aux draps.
Et il ne pouvait rien faire.
Il n’était qu’un témoin.
Un spectateur condamné à regarder ce qu’il aurait préféré ne jamais voir.
Et à cet instant précis, il sut qu’il ne pourrait plus jamais effacer cette image de son esprit.
Jamais.
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